Stimulation cérébrale profonde dans le traitement de la maladie de Parkinson

, par  Michel Lefranc , popularité : 30%

III. Indication(s) :

*a. Indications admises

La stimulation cérébrale profonde est- en 2014 - une technique reconnue et validée dans le traitement chirurgical des pathologies du mouvement(17,33,9,53).

La maladie de Parkinson correspond à la grande majorité (80%) des indications de stimulations cérébrales profondes. La SCP sera proposée dans d’autres pathologies du mouvement tels que les tremblements essentiels, les dystonies primaires ou secondaires généralisées ou segmentaires. L’indication sera retenue dans un contexte de pharmaco-résistance.

La cible retenue dans la maladie de Parkinson est dans la grande majorité des indications le noyau subthalamique (NST). La stimulation du noyau ventral intermédiaire du thalamaus (Vim) ou du pallidum interne (Gpi) peut se discuter dans des cas précis qui seront décrits dans les chapitres dédiés aux pathologies. La cible retenue dans les dystonies est quasiment uniquement le pallidum interne tandis que pour les tremblements essentiels le Vim (Nx ventral intermédiaire du thalamus) sera la cible de choix.

Enfin, la décision finale d’une stimulation cérébrale profonde est le fruit d’une discussion multidisciplinaire intéressant principalement le neurologue spécialiste en pathologie des mouvements anormaux et le neurochirurgien. Pour ces pathologies, la stimulation cérébrale profonde a aujourd’hui remplacé les gestes ablatifs en première intention.

*b. Indications en cours d’évaluation et/ou futures :

De nouvelles indications sont en cours d’évaluation, en particulier dans certaines pathologies du comportement tels que les troubles obsessionnels compulsifs, les syndromes dépressifs majeurs, des pathologies du mouvement et du comportement comme le syndrome de Gilles de la Tourette, des pathologies de la douleur (algies vasculaires de la face) ou encore dans certains syndromes épileptiques(24).

Ces prises en charge restent encore à ce jour du domaine de la recherche clinique et n’ont pas été validées sur le long terme.